La Commission européenne vient d’autoriser la commercialisation « conditionnelle » de Remdesivir, le célèbre antiviral Gilead qui, malgré la controverse sur son efficacité réelle, a réussi à la recommandation de l’Agence européenne des médicaments (EMA) de l’utiliser contre COVID-19 la semaine dernière.

Un permis obtenu en un temps record même pour une autorisation « conditionnelle » (moins d’un mois contre 67 jours en moyenne) et dont l’objectif principal est d’activer toutes les ressources possibles pour lutter contre le virus. Le même jeudi, Bruxelles avait annoncé que négociait avec le pharmacien pour assurer l’approvisionnement du médicament (chaque fois que les États-Unis ont annoncé qu’ils achetaient tout ce qui était disponible).

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Un médicament controversé, mais dont personne ne veut se passer

Qu’est-ce qu’une autorisation conditionnelle? Ces types de permis sont accordés aux médicaments pour lesquels les avantages tirés de leur utilisation l’emportent sur le risque éventuel qu’ils comportent. Généralement, ils sont administrés dans des circonstances exceptionnelles qui conseillent de démarrer le médicament, même si tous les contrôles et études pertinents n’ont pas été effectués.

Qu’est-ce que le remdesivir et comment fonctionne-t-il? L’antiviral a été développé par Gilead Science pour lutter contre l’ébolavirus responsable d’Ebola. Objectif pour lequel il n’a pas été efficace. Au fil du temps, il s’est avéré efficace contre d’autres virus tels que Marburg, le virus respiratoire syncytial, le virus Junin, le virus de la fièvre de Lassa et le coronavirus causant le MERS. Et c’est précisément ce dernier (son efficacité contre le MERS) qui a conduit l’entreprise le 6 février à entamer une étude avec 761 infectés par le SRAS-CoV-2. Bien que nous ne connaissions pas encore le mécanisme exact, le médicament semble bloquer la réplication du virus en inhibant une enzyme spécifique: l’ARN polymérase dépendante de l’ARN.

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Le prix de la discorde Il y a quelques jours, Gilead a annoncé que le prix de l’antiviral (malgré ses résultats modestes et que le coût de fabrication est de 0,83 euros par dose) serait de 2083 euros par patient. Cela a déclenché une énorme controverse, mais n’a pas empêché de nombreux pays de se précipiter pour réserver des doses suffisantes de médicament pour la prochaine vague.

Le cas de l’Espagne La directrice de l’AEMPS, María Jesús Lamas, a assuré il y a quelques jours que l’Espagne dispose de réserves suffisantes de Remdesivir et que, dans la mesure des réserves disponibles, elle est utilisée depuis février. Cependant, des négociations au niveau européen devraient garantir l’approvisionnement pour les années à venir.

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Source: Engadget